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Le CO2 ennemi public
N°1
Depuis
1995, les émissions de polluants ont diminué
sous les coups de boutoir des ingénieurs. L’essence
sans plomb, les pots catalytiques, les filtres à
particules, les mélanges pauvres et l’injection
directe ont réduit à leur portion congrue
les émissions de plomb, de composés azotés,
de benzène, de particules résiduelles
et de soufre. Ne reste que le gaz carbonique, incontournable
celui-là, puisqu'il s'agit d'un produit issu
directement de la combustion.
Or le CO2 participe directement à
l’effet de serre, et il convient de diminuer la
quantité relâchée de façon
drastique. Pour cela, une seule solution : diminuer
la consommation !
C’est le but du fameux Protocole de Kyoto. Volontariste
et un brin maso, la Suisse s’est fixé le
but louable de diminuer de 15% sa consommation de combustible
(chauffage) et de 8% sa consommation de carburant par
rapport aux chiffres de 1990. Une gageure ! Comment
y parvenir ? En encourageant l’utilisation du
diesel en baissant les taxes, en poussant l’utilisation
de carburants alternatifs comme le gaz naturel, l’hydrogène,
le GPL, l’électricité ou les biocarburants,
en encourageant le covoiturage ? On peut rêver.
Cependant, il paraît plus probablement que nous
nous acheminions plutôt vers de nouvelles restrictions
du trafic, ainsi que vers l’instauration de nouvelles
taxes. Reste l’idée du « centime
climatique », un centime perçu sur chaque
litre de carburant et qui servira à financer,
en Suisse et à l’étranger, des recherches
pour diminuer la production de CO2.
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>Le CO2 ennemi public
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